Le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, a dit qu'après celle de Dieu, il attendait l'aide de la presse et des médias pour l'aider à transformer en succès cette expérience gouvernementale de son parti, mais que les journalistes devaient assumer leurs responsabilités car ils ne sont pas au-dessus des lois.
Le chef du gouvernement, qui s'exprimait lors de la journée d'études sur la communication politique, organisée par le PJD, samedi dernier à Rabat, a précisé que si la presse était un adversaire, cela passait encore, mais qu'elle bascule en ennemi du gouvernement, alors le gouvernement ferait tout ce qui est en son pouvoir pour la combattre.
Les journalistes présents ont répondu qu'ils ne prétendaient pas être au-dessus des lois, mais qu'ils ne voulaient pas non plus être en dessous. Ils n'aspirent qu'à la normalité, être des citoyens ordinaires, mais des citoyens qui ont le devoir de transmettre l'information au public, et de préférence en ayant accès à l'information, en étant soumis en cas de poursuites au Code de la presse et non au Code pénal, et que tout le monde croit à leurs bonnes intentions, du moins tant que nous n'avons pas encore assimilé, au Maroc, cette notion de constitutionnalisation du droit d'accès à l'information.
Les journalistes ont aussi relevé cette saillie de Benkirane sur sa disposition à mettre en œuvre le Code de la presse : "Donnez-nous vos propositions et nous veillerons à les appliquer, dans la limite du possible". Et, sortie de la bouche du chef du gouvernement, cette disposition devient promesse, et une promesse engage celui qui l'avance, surtout lorsque l'on dispose d'un ministre de la Communication parfaitement au fait du dossier de ce Code de la presse.
Les choses en sont là… Attendons, donc.












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